Merci d’avoir été des nôtres
Merci d’avoir pris part à cette conversation. Que vous ayez été avec nous à Paris ou que vous nous rejoigniez après coup, voici les idées, les échanges et les exemples concrets de la soirée Intelligent Enterprise: Live in Paris.
Le message central était clairement formulé : quand construire ne coûte presque plus rien, la rareté change de place. Un agent IA se prototype désormais en un après-midi, et vos concurrents disposent des mêmes modèles, des mêmes plateformes, des mêmes outils. Le plus difficile se joue ailleurs, et c’est là que l’écart se creuse : choisir les prototypes qui méritent de devenir de véritables usages, savoir si l’agent a raison, et repenser l’organisation du travail autour de lui. Un chiffre en témoigne : seuls 13 % des DSI déclarent une valeur significative ou transformationnelle de l’IA (Gartner, octobre 2026).
Dans leur keynote, Stéphane Beringuel et Pascal Malotti ont structuré le passage du PoC au MVP autour de trois décisions : choisir, juger, absorber.
Choisir, c’est piloter un portefeuille plutôt que collectionner des agents : une hypothèse de valeur par cas d’usage, un responsable qui peut trancher, une date pour étendre, réorienter ou arrêter.
Juger, c’est vérifier l’exactitude, la conformité et la gestion de l’incertitude, puis conserver ces tests quand le modèle change.
Absorber, c’est transformer le travail, pas seulement accélérer la tâche : les gains de l’électricité à grande échelle sont venus avec la réorganisation des usines, pas avec les seuls moteurs. Leur conclusion tient en une idée : la responsabilité ne s’achète pas. Il faut quelqu’un pour trancher, quelqu’un pour accepter l’usage, quelqu’un pour répondre du résultat.
La table ronde réunissait Marie Jelu (Air Liquide) et Ilias Charki (Louis Vuitton) autour d’une idée : l’IA transforme d’abord ce que le client ne voit pas. Tous deux ont commencé par les usages internes, là où le travail des équipes change avant que le client perçoive quoi que ce soit. Les échanges ont porté sur ce qu’il faut remettre en ordre avant de démarrer (processus, données, autorité de décision entre les pays), sur la manière de donner de l’autonomie aux équipes sans perdre la maîtrise des usages ni des coûts, sur le moment où un usage est assez mûr pour être déployé alors que les technologies ne cessent d’évoluer, et sur la difficulté de convertir le gain de temps promis dans un business case en valeur réelle sur le terrain.
Lors du Fireside Chat, Arnaud Girard, Head of AI GTM chez Google Cloud, a apporté l’éclairage technologique : qui façonne le marché de l’IA, où la valeur se crée vraiment et comment faire les bons choix dans un paysage en perpétuel mouvement. La conversation a abordé ce qu’une entreprise a intérêt à acheter comme fondation et ce qu’elle doit conserver pour bâtir son propre avantage, ainsi que ce qu’un dirigeant doit savoir de chaque agent (son identité, ses droits, ses actions) avant de l’autoriser à agir sur son système d’information.
La soirée s’est poursuivie autour d’un cocktail, de rencontres et de démonstrations en direct.